SIGNÉ DUMAS

Bande-annonce

À 10h15

Durée : 1h25
à 10h15 : du 6 au 29 juillet - Relâche : 16 juillet

 Réservations

+33 (0)4 90 82 04 02 +33 (0)7 85 24 16 20

 Théâtre
Langue française
Tarifs
  • Abonné15 €
  • Plein tarif22 €

Moyens de paiement acceptés

     

ACTUEL (THÉÂTRE)

80, rue Guillaume Puy
84000 - Avignon - Localiser sur la carte

Nombre de places : 189

  • Accès PMR
  • Climatisation
  • Fauteuils

Première à Avignon

Résumé du spectacle

En 1848, Alexandre Dumas est à son apogée. Il travaille avec son fidèle collaborateur, Auguste Maquet et forment ensemble le recto et le verso des pages qui passionnent les lecteurs du monde entier... Pourtant, quand éclate une querelle entre les deux hommes, une question cruciale se pose : quelle est la part exacte de l'un et de l'autre dans cette grande réussite ? Lequel des deux est le père de d'Artagnan et de Monte-Cristo ? Et si c'est Dumas qui signe, jusqu'où Maquet peut- il, lui aussi, prétendre être l'auteur de ses oeuvres ?

A SA CRÉATION EN 2004, LA PIÈCE A REÇU 7 NOMINATIONS AUX MOLIÈRES NOTAMMENT DANS LES CATÉGORIES « AUTEUR » ET « SPECTACLE DE CRÉATION FRANÇAISE ».
NOTE D’INTENTION
Bien souvent dans notre jeunesse, les premiers émois de l’addiction littéraire viennent des œuvres d’Alexandre Dumas. Je me souviens de ces nuits où sous la couette avec ma lampe poche, je luttais contre le sommeil pour savoir ce qu’il allait arriver à Edmond Dantès. Les œuvres d’Alexandre Dumas font partie de notre mémoire collective, de notre patrimoine. Alors comment imaginer que les écrits les plus marquants du grand homme soient le fruit de deux plumes… Et pourtant !

Si la signature de Dumas est passée à la postérité, celle de Maquet est très méconnue.
Ils ont pourtant écrit ensemble : « Les trois mousquetaires », « Le comte de Monte-Cristo », « 20 ans après, la suite des trois mousquetaires. » « La Reine Margot », « Le vicomte de Bragelonne » et tant d’autres… Soit les plus grands succès de Dumas.
Je n’ai d’ailleurs appris cette collaboration qu’en voyant la pièce de Cyril Gély et Eric Rouquette à la création, il y a quinze ans.
La grande force de ce texte est qu’au-delà de la personnalité hors norme d’Alexandre Dumas et de la problématique de la paternité d’une œuvre, elle traite du besoin de reconnaissance. En cela, son propos devient vraiment universel. Et chacun peut se reconnaître dans une situation qu’il a accepté de subir pendant trop longtemps et qui soudainement lui devient insupportable. Un besoin d’exister, qui devient irrépressible. Mais comme dans un couple, Dumas est bien trop confortable dans cet arrangement pour accepter qu’il soit remis en cause. Il est prisonnier de son image et a fini par se mentir à lui-même…

La grande intelligence des auteurs est aussi dans le choix de l’élément déclencheur du conflit. Ils situent l’action de la pièce le 24 février 1848. Dumas est alors à son apogée. Il est adulé par ses lecteurs, a fait un construire son théâtre (le théâtre historique) et son château à Port-Marly. Mais ce jour de 1848, l’abdication de Louis-Philippe face à une nouvelle révolution va bouleverser les relations entre Dumas et Maquet. Prenant le pari de la régence plutôt que de la république, Dumas veut envoyer un courrier en ce sens à l’assemblée. Maquet refuse, lui a bien senti et compris la révolte de la rue. Il s’oppose formellement à Dumas, cela mettrait en danger « nos intérêts », lui dit-il. Cette forme possessive « nos » et ce refus vont être le point de départ de la discorde.
Toute l’habileté des auteurs est aussi de faire résonner la petite et la grande histoire. Comme un clin d’œil aux œuvres de Dumas-Maquet qui utilisaient fréquemment cette mise en perspective.

Si Dumas n’a sans doute pas voulu partager sa gloire, c’est qu’il était mu par une envie de revanche sur la société. Un besoin d’exister lui aussi, et de briller. Son père, le Général Dumas, avait été injustement dégradé par Napoléon. Alexandre avait ce besoin d’ascension sociale qui lui collait au corps. On a souvent pu dire que Maquet était le nègre de Dumas, ce terme était utilisé du temps de Dumas comme une insulte envers ses origines. La vérité, c’est que c’est peut-être la plus fantastique collaboration littéraire qui ait pu exister.

Maquet était un grand lettré, très érudit à 8 ans il pouvait réciter par cœur les cent-vingt-trois fables de Phèdre. Il était réfléchi, méticuleux, structuré, extrêmement travailleur. A cela s’ajoutaient l’instinct, la folie, l’invention, la démesure de Dumas. Cette fusion de rigueur et d’explosion a donné lieu à certaines des pages les plus passionnantes de la littérature française. Mais là où la situation devient théâtrale, conflictuelle, c’est que Dumas ne le reconnaissait pas. Le génie sans travail n’est rien. Dumas était sûrement le génie mais paresseux… ou plus exactement il aimait beaucoup trop les plaisirs de la vie.

En étant si différents, ils étaient les deux faces d’une même pièce. Il était primordial pour moi de retrouver cet antagonisme dans les deux acteurs qui les incarneraient. Et je ne pouvais rêver plus belle opposition-complémentaire avec Davy Sardou et Xavier Lemaire. Toute la truculence de Dumas et son extravagance trouvent une formidable résonnance avec Xavier Lemaire. Et son étonnante ressemblance physique avec le personnage ainsi que son sens du théâtre donneront tout le relief au monument Dumas. Pour Maquet, Davy Sardou a cette force de pensée très intense nécessaire au personnage. Cet art de déclencher une réplique tendue comme un arc, de vivre le conflit intérieur, de contenir une émotion pour la laisser exploser en se révoltant.
Et puis, il y a l’élément déclencheur ou plus exactement le Sergent Maréchal des logis Mulot incarné par Thomas Sagols. J’ai choisi de traiter ce personnage à la manière d’un Gavroche. Un gamin de Paris qui a la lourde charge d’annoncer les grandes nouvelles à Dumas : l’abdication puis la proclamation de la république. La gouaille et la verve de Thomas Sagols font merveille dans ce personnage.
Par ailleurs, j’ai voulu ajouter un court prologue et épilogue à la pièce qui seront centrés sur la relation Dumas – Maquet, nous indiquant notamment ce qu’est devenue leur association après cette nuit de 1848….

Le plaisir de cette pièce sera aussi de se replonger visuellement dans Ie XIXe siècle.
L’action se déroule dans l’annexe de la propriété de Port-Marly. Un lieu surnommé :« Le château de Monte-Cristo », dans lequel Dumas avait son cabinet de travail et parquait Maquet des heures durant.
Avec Olivier Prost, le scénographe, nous avons choisi de jouer sur les différents espaces de travail entre Maquet et Dumas, reflétant leur personnalité et la hiérarchie de leur relation. Dumas ne se gêne pas pour mettre son collaborateur dans l’inconfort en se réservant le divan et des agapes tandis que l’espace de Maquet est encore en travaux. Ce cabinet donne sur le parc de Port-Marly, dont on parle souvent dans la pièce. La révolution est au dehors et les fenêtres sont cette ouverture vers ce monde en mouvement. Le bruit de la rumeur nous parviendra occasionnellement tandis que la nuit tombera imperceptiblement dans ce cabinet. Ce jeu d’ombres et lumière ne sera pas sans faire écho aux positions respectives de Maquet et Dumas. Le contraste se retrouvera également dans les costumes de Virginie H. Dumas aimait les accessoires, les bijoux, les tenues voyantes. Tout le contraire de Maquet qui aspirait à la sobriété.
Cette pièce est aussi l’occasion pour moi de collaborer une nouvelle fois avec mon père, Laurent Petitgirard, qui me fait le plaisir de composer la musique du spectacle.

Je suis très heureux de pouvoir remonter ce texte, qui a pour moi a tout de la force d’un classique. Je remercie les auteurs tout d’abord pour leur confiance, les acteurs, ainsi que toute l’équipe artistique et de production de m’accompagner dans ce beau projet. Ainsi donc :
« Un pour tous, tous pour Signé Dumas »

Je finirai par une devise que Dumas se donnait dans son travail et qui pourrait s’appliquer à toute entreprise artistique :
« Commencer par l’intérêt plutôt que par l’ennui ; commencer par l’action au lieu de commencer par la préparation. »
Tristan Petitgirard

Interprètes / Intervenants

  • Metteur en scène : TRISTAN PETITGIRARD
  • Interprète(s) : Davy Sardou, Xavier Lemaire, Thomas Sagols
  • Scénograhie : Olivier PROST
  • Lumières : Denis SCHLEPP
  • Costumes : Virginie H.
  • Musiques : Laurent PETITGIRARD
  • Son : Vincent LUSTEAU
  • Assistante à la mise en scène : Aurélie BOUIX

Atelier Théâtre Actuel

2-1074327 Signataire de la charte du OFF
Éco-affichage AF&C

Co-production Théâtre La Bruyère, Atelier Théâtre Actuel, ZD Productions, Romeo Drive Productions

Avignon Festival & Compagnies
Siège social : 24, bd Saint-Michel - 84000 Avignon
Standard : +33 (0)4 90 85 13 08

SIRET : 489 918 458 00030
APE : 9499 Z
TVA intracommunautaire : FR 374 899 184 58
Licences d'entrepreneur de spectacles vivants : 1-1094141 / 2-1094106 / 3-1094107