Le Passage à Lo-Jin

Bande-annonce

À 13h05

Durée : 1h
à 13h05 : du 5 au 28 July - Relâches : 10, 17, 24 July

 Réservations

+33 (0)4 90 22 48 43

 Théâtre

À partir de 10 ans

Langue madarin surtitrée en langue française
Tarifs
  • Abonné11 €
  • Plein tarif16 €
  • Enfant (moins de 12 ans)8 €
  • Jeune abonné.e 12/25 ans - 22/28 juillet 10 €

Moyens de paiement acceptés

     

CONDITION DES SOIES

13, rue de la Croix
84000 - Avignon - Localiser sur la carte

Nom de la salle : SALLE MOLIERE (Ronde)
Nombre de places : 85

  • Climatisation
  • Gradins
  • Banquettes

Première à Avignon

Résumé du spectacle

Tout empreint du style raffiné du théâtre Nanguan, Le Passage à Lo-Jin est une pièce expérimentale adaptée du premier tome de la Trilogie taïwanaise de l’écrivaine Shih Shu-Ching, lauréate du Prix national des Arts et Lettres. L’histoire est celle de Hsu Ching, acteur itinérant d’opéra classique du genre du « jardin des poiriers », qui sous le règne des Qing traverse par trois fois en 50 ans le Détroit de Taïwan depuis sa ville de Quanzhou au Fujian pour jouer dans la cité taïwanaise de Lo-Jin (aujourd’hui Lukang) dont il constate l’essor puis le déclin. Y interprétant un rôle féminin dans l’opéra Le Miroir aux litchis, il se sent de plus en plus à l’aise avec son identité sexuelle ainsi qu’avec la terre taïwanaise. L’absence d’autonomie de pantin dans le théâtre du jardin des poiriers, les pieds bandés, le maquillage, la technique de chant du rôle de jeune femme, tout cela reflète les phénomènes de domination, d’oppression, de réglementation, de distorsion et d’objectification qui se manifestent dans la société taïwanaise. La voix off que font retentir les musiciens vise à rendre l’embarras, le désarroi, l’angoisse et les peurs qui taraudent en permanence un Hsu Ching pris en tenaille entre réalité sexuelle et réalité genrée.

Le Passage à Lo-Jin place, par un arrangement spatial simple et habile, roman et livret théâtral en regard l’un de l’autre. À travers l’impossibilité que cette tragique histoire d’amour connaisse une conclusion heureuse, la pièce nous montre ce qu’il y a de plus noir dans la vie des défavorisés d’une époque glorieuse. Autour du personnage central de Hsu Ching,elle présente sous les rapports entre personnages de théâtre et personnages riches et puissants. Avec les différents rôles, elle évoque en outre dans l’alternance de dialogues en dialecte de Quanzhou, en minnanais et aussi en mandarin, la complexité et les difficultés insolubles inhérentes aux rapports de pouvoir et au désir sexuel masculin dans la société coloniale taïwanaise.

Bien que l’adaptation pour le théâtre ne mette pas en lumière, comme le fait l’œuvre dont elle s’inspire, la marginalisation et la discrimination par la culture chinoise continentale de la culture des immigrants à Taïwan, elle n’en permet pas moins au spectateur de percevoir, à partir d’un point de vue limité mais très ouvert sur la grande histoire, ce qu’était la vie à Lukang au cours du 19e siècle.

Interprètes / Intervenants

  • Metteur en scène : Yu-Dien CHEN
  • Interprète(s) : Mei-Hui WEI, Yan-Xi CHEN, Jia-Huew LIAO, Fu-Hsuan CHAN
  • Oeuvre originale : Shu-Ching SHIH
  • Adaptation : Ming-Lun WU
  • Musicienne : Chia-Wen CHEN, Yu-Ning LIAO, Hsiao-Ying CHEN
  • Productrice : Wan-Yi LIU
  • Régisseur : Yu-Chien CHEN
  • Coordination de production : Pei-Tzu TSENG, Hsuan-Fang YIN

Compagnie Gang-a-tsui Theater

Signataire de la charte du OFF

Soutiens: Ministère de la Culture de Taïwan, Centre culturel de Taïwan à Paris