La question de la fiscalité des sociétés par actions simplifiées (SAS) est cruciale pour les entrepreneurs souhaitant optimiser leur patrimoine et leurs obligations fiscales. En 2026, le choix entre l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu (IR) suscite des interrogations légitimes. Comprendre les bénéfices, les critères d’éligibilité et le mode de calcul des impôts est essentiel pour faire un choix éclairé. Cet article vous accompagne dans cette réflexion.
En 2026, une SAS est normalement assujettie à l’IS. Toutefois, l’option pour l’IR est possible et soumise à des conditions strictes, pouvant présenter des avantages fiscaux considérables pour certains entrepreneurs. Nous aborderons ici les points clés qui vous permettront de choisir la meilleure option pour votre société.
Les avantages d’une SAS soumise à l’IR
Opter pour un régime fiscal à l’IR peut apporter plusieurs avantages aux entrepreneurs. En particulier, il est pertinent pour les SAS qui envisagent de faire face à des périodes de déficit. En effet, la possibilité de déduire les pertes de vos revenus personnels représente un atout non négligeable.
La transparence fiscale est l’un des principaux bénéfices de l’IR, car cela signifie que la société ne paie pas d’impôt : c’est le société qui fait cet effort. Les bénéfices ou les pertes sont directement déclarés par les associés, qui les intègrent dans leur déclaration de revenus respectives. Ainsi, un associé qui reçoit un bénéfice passera par la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ou des BNC (bénéfices non commerciaux), selon le type de ses activités. Cette structure permet une plus grande souplesse concernant la déclaration des résultats.
Imaginez un entrepreneur, Antoine, qui débute son activité. En 2026, il choisit d’opter pour l’IR. Au cours de sa première année, il réalise un bénéfice de 40 000 euros, mais l’année suivante, il est en situation déficitaire avec une perte de 15 000 euros. Grâce à l’option pour l’IR, Antoine peut réduire son imposition personnelle ayant ainsi la possibilité d’intégrer sa perte dans son revenu imposable. Par conséquent, son impôt grimpe moins qu’il ne l’aurait fait s’il avait été soumis à l’IS.

Exemples d’économies d’impôts
Un cas concret peut illustrer les avantages d’une SAS à l’IR. Supposons qu’un associé déclare 50 000 euros de revenus imposables, mais que son SAS, désormais à l’IR, affiche une perte de 20 000 euros. Dans ce cas, l’impôt sera recalculé sur un revenu imposable de seulement 30 000 euros, insistant sur l’importance de pouvoir déduire les pertes des revenus personnels.
Il convient de noter que ce mécanisme de déductions n’est pas illimité. En effet, les associés sont limités à un maximum de cinq exercices fiscaux sous ce régime avant que la société ne bascule automatiquement vers l’IS. Cela signifie qu’il est essentiel de planifier cette option afin de bénéficier au mieux de ses avantages.
Critères d’éligibilité pour l’IR
Choisir de soumettre une SAS à l’impôt sur le revenu nécessite de respecter certaines conditions. Avant toute démarche, l’entrepreneur doit s’assurer que sa société satisfait à des critères spécifiques. Cette éligibilité se concentre principalement sur les aspects suivants : la durée de vie de l’entreprise, la taille de l’effectif, la nature de l’activité et les seuils financiers.
Pour commencer, la SAS doit être créée depuis moins de cinq ans. Ce cadre temporel vise à encourager les nouvelles entreprises à se développer sans trop de fardeaux fiscaux dès le début. Ensuite, la société doit exercer une activité commerciale, artisanale, industrielle, agricole ou libérale, excluant les structures de gestion de patrimoine. Cela exclut également toutes les sociétés cotées en bourse. Un autre critère concerne l’effectif : la SAS ne doit pas avoir plus de 50 employés.
Enfin, la SAS doit respecter un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros. En concomitance, il est nécessaire que la société soit détenue par au moins un associé personne physique, quiagit aussi comme président. Ces critères ont été conçus pour s’assurer que l’option pour l’IR profite essentiellement aux petites entreprises, en les soutenant dans leurs phases de croissance.
Les modalités d’option pour l’IR
Pour bénéficier de l’impôt sur le revenu, la SAS doit notifier sa décision au Service des Impôts des Entreprises (SIE) dans un délai de trois mois suivant l’ouverture de l’exercice concerné. Cette notification doit inclure des éléments précis comme la liste des associés et les informations d’identification de la société (raison sociale, numéro SIREN, siège social).
Il convient de porter une attention particulière à cette démarche, car toute omission ou inexactitude dans cette notification pourrait entraîner des conséquences fiscales désastreuses, y compris la remise en cause de l’éligibilité pour l’IR.
Une fois la demande acceptée, l’option est valable pour un maximum de cinq exercices consécutifs. Notez que le retour à l’IS est irrévocable si l’option pour l’IR a été annulée, n’entraînant pas la possibilité d’un retour à l’IR.

Exemple de procédure de notification
- Préparation de la lettre : Inclure la liste des associés et les informations nécessaires.
- Envoi au SIE : Respecter le délai de trois mois après l’ouverture de l’exercice.
- Confirmation : Attendre une réponse du SIE pour s’assurer de la validation de l’option.
Mode de calcul des impôts pour une SAS à l’IR
Le mode de calcul des impôts pour une SAS à l’IR nécessite une attention particulière. En effet, dans ce cadre, les bénéfices générés par la société sont directement inclus dans les revenus personnels des associés. Cela implique que les taux d’imposition personnels s’appliquent en lieu et place des taux d’imposition des sociétés.
Pour se retrouver dans ce système, il est nécessaire de bien comprendre la déclaration des résultats. Chaque associé doit déclarer sa quote-part de bénéfice ou de déficit dans sa déclaration de revenus, ce qui nécessite une rigueur dans la tenue de la comptabilité de la société.
Éléments à considérer dans le calcul
Lors du calcul, plusieurs éléments interviennent :
- Le montant des bénéfices à déclarer.
- Les pertes éventuelles, assimilées en déduction des revenus.
- Les prélèvements sociaux s’ajoutent au total de la déclaration personnelle.
Il en résulte que la gestion fiscale d’une SAS à l’IR peut paraître plus complexe puisque chaque associé doit être vigilant quant à la portée de ses déclarations fiscales personnelles qui peuvent être influencées par les résultats anonymes de la société.
| Critères | SAS à l’IR | SAS à l’IS |
|---|---|---|
| Qui paie l’impôt ? | Les associés | La société |
| Durée du régime | 5 exercices maximum | Permanente |
| Déductibilité des pertes | Oui sur revenus personnels | Non |
| Régime fiscal accessible | Pas d’intégration fiscale | Intégration possible |
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